Course contre la montre
D’habitude c’est pas le genre de contrat où l’on se précipite ventre à terre…
voir passer toutes les variations sur le thème du short en polyamide c’est beau mais quand même pas suffisant pour sortir du lit un dimanche matin.
Là , comble de l’adversité, l’heure d’été (détéstée et pourtant testée depuis des années) avait encore frappé, prenant au dépourvu toute la tribu de ceux qui n’ont pas l’oreille rivée sur l’actualité brûlante. Histoire d’en remettre une couche la circulation était interdite dans le périmètre (2R x 3.14116). Et bien qu’advint-il de ce rendez-vous annuel de la basket agile et du muscle endolori ? Vous n’allez pas me croire (non ne protestez pas je vous connais…) tout le monde était là pile poil à dix heures pétantes. Les couche-tard, les fanatiques de soirées landaises pleines de bruit et de fureur, les couche-tôt qui aiment leur lit sans modération, les égarés qui atterrissent à l’autre bout du département !!!
Et oui, je sais, c’est presque aussi beau qu’un happy-end de film américain. Après un exploit pareil il aurait fallu le courir à la vitesse du son ce semi-marathon pour faire oublier notre performance. D’ailleurs les coureurs ne s’y sont pas trompés. Ils étaient nombreux ce matin-là à nous faire des grands signes de reconnaissance. Entre gens qui veulent arriver à l’heure on se comprend, ça crée des liens. Ils nous ont beaucoup applaudis (tout en courant quand même). Eux, ils savent ce que la ponctualité a d’aléatoire. On dit qu’on sera là à 11 h 12 et vlan, crampe au mollet, un ravitaillement qui traîne et on arrive à 11 h 15 !!!
Donc bonne ambiance malgré une météo mal réveillée et comme dirait Monsieur le Maire, « Quelle belle journée, vivement l’année prochaine ! »
