Une patate d’enfer dans un paradis gelé
Des enfants qui courent partout, le sourire aux lèvres et faisant des bulles, munis de l’arme de dérision massive la plus appréciée de la soirée : le pistolet à bulles (pas pâles !) de savon. Des parents heureux comme si on avait réinventé la crèche en version moderne, le p’tit Jésus en moins, la tranquillité de discuter entre adultes pendant que les chérubins folâtrent tranquillement dans leur coin, cowboys contre indiens, dans la plus stricte intimité de leur monde sans cesse réinventé. De la musique qui tinte aux oreilles comme carillon en fin d’année, des musiciens en habits comme pour la grande parade de Noël, des guirlandes multicolores, une ambiance début du siècle, quelques vieilles voitures en fond de décor, une trompette géante sur un bus scolaire… N’en jetez plus, vous n’y êtes pas du tout ! Nous ne jouions pas pour une scéance photo en pays Mouse, nous étions au Garage Moderne, temple du joint de culasse en temps normal, mais tapissé, pour l’occasion d’un apéro-fanfares, d’une auréole de gaiété estivale en plein capharnaüm de froid et de grève de tramways…
